En fait c'etait samedi, mais je prefere "un dimanche au parc" comme titre.

A priori, rien a dire de tres interessant sur une ballade au parc, mais elle m'a laisse quelques souvenirs charmants alors j'en parle quand meme. Au Vietnam, les gens vivent en famille la plupart du temps. Beaucoup possedent une maison aquise apres l'independance dans les premiers temps du communisme, au moins les familles saigonnaises de longue date. Le probleme, c'est que ce n'est pas facile pour les jeunes couple de trouver un peu d'intimite dans ces maisons familiales ou l'on vit nombreux. Du coup, a la tombee de la nuit et les week ends, on voit les parcs de Saigon se remplir de jeunes couples qui viennent echapper quelques heures au cercle familial et a la communaute formee avec le voisinage. 

Allez voir les tres belles photos de Marion sur son blog : http://horizonvietnam.over-blog.com/

Les weekends, les parcs se peuplent aussi de nombreux enfants evidemment. Depuis 1993, une politique de controle des naissances a ete mise en place, avec 2 enfants maximum par couple, ce qui avait permit de reduire le nombre de naissances pendant 15 ans, mais ce qui avait provoque egalement depuis le debut des annes 2000 et la generalisation des echographies des avortements selectifs, comme je l'explique dans un precedent message. Ces dernieres annees, les naissances repartent a la hausse, et les politiques de controle sont de moins en moins efficaces, les passe-droit deviennent la regle. Mais la classe d'age la plus nombreuse est clairement les 18-25 ans, c'est assez frappant ici. 

C'est vraiment touchant de voir a quel point les vietnamiens, les hommes commes les femmes, aiments les enfants, jouent avec eux et sont completements gateux avec les bebes. Du coup une ballade dans un parc par un samedi apres midi agreable, sans pluie ni chaleur ecrasante, a des allures de scene idyllique, tout est naif et tendre. Debarrasse ici de l'activite economique fievreuse et du travail acharne pour gagner sa croute et son Iphone 5, on trouve les vietnamiens tels qu'ils sont. J'aurai l'air d'un vieux colonialiste sentimental du 19e siecle en employant les mots qui me viennent a l'esprit, et pourtant c'est sans condescendance ni moquerie que j'ai le sentiment profond de cotoyer dans ces moments la des vrais braves gens, d'un naturel joyeux, accueillant et bon que leur histoire terrible puis aujourd'hui la violence de la mondialisation ne parviennent pas tant que ca a entamer.